Dossier "Armes d'épaule"
la Ruger 10/22
Démontage & Amélioration
Last modified : 16/02/2011
Pour toute information, info@2aco.com
Sécurité d'abord
Enlever le chargeur, et actionner plusieurs fois le levier de culasse pour vous
assurer qu'il n'y a pas de munition chambrée
Démontage
Introduction
La Ruger 10/22 vous passionne; mais vos connaissances de cette arme sont encore
réduites. Ce petit guide va vous permettre de savoir réaliser un démontage succinct de
cette arme, afin d'en assurer le nettoyage et la maintenance.
Il vous permettra également de savoir comment démonter les pièces majeures et ainsi
de savoir réaliser leur remplacement par des pièces 'custom' nettement plus
performantes.
Sur notre site web
www.2aco.com, vous trouverez un article de plus de 22 pages présentant des photos des principaux customs à partir de la
Ruger 10/22.
Si vous voulez rêver, sur ce même site,
www.2aco.com vous trouverez la présentation
d'une Gatling, réalisée à partir de 2 Ruger 10/22.
Démontage
Les actions de sécurité réalisées, actionner une fois le levier d'armement pour mettre le
marteau de percussion en tension. Cela facilitera les autres étapes de démontage.
Pour vous faciliter le démontage, il est nécessaire de vous assurer que le chargeur a
bien été enlevé. Si ce n'est pas le cas, faite le maintenant.
Si l'arme dont vous disposez, est une Ruger 10/22 standard, avec sa crosse d'origine, il
vous faut également démonter le collier solidarisant l'avant de la crosse au canon. C'est
une simple vis qui assure le serrage. Une fois dévissée, retirer le collier, en faisant
attention à ne pas abîmer le guidon.
Un des points forts de cette petite carabine est sa simplicité. En effet, une simple vis
assure la liaison crosse / ensemble boîtier de culasse-canon.
Cette vis est couramment appelé la 'Take Down screw'. Elle est soit de type 'à tête
fendue', vis standard Ruger, soit vis Allen, vis custom qui permet une meilleur
reproduction du couple de serrage, lors du remontage de la crosse.
Il n'est pas nécessaire de démonter complètement cette vis de la crosse, l'écrou fileté
fixé dans la crosse empêchant son retrait involontaire. Cela vous évitera tout risque de
perte, lors des manipulations de la crosse.
Une fois la vis désolidarisée du bloc culasse, pour pouvez enlever la crosse.
Mais avant cela, il faut positionner le bouton de sécurité en position intermédiaire pour
éviter de détériorer le bois au moment du désassemblage.
Une fois cela fait, pour un démontage essai, retourner l'arme sur une table, détente vers
vous, bloquer le canon juste devant la longuesse avec une main, et avec l'autre main
positionnée sur le devant de la longuesse, tirer vers vous. Si le bouton de sécurité est
bien en position médium, cela doit venir tout seul. Avec quelques crosses custom
(Hogue, Revival), il peut y avoir un peu plus de résistance.
Vous allez pouvoir maintenant démonter le bloc détente. Cette opération est importante,
car elle vous permet de remplacer le bloc détente standard, par un bloc détente plus
performant.
Prenez un chasse goupille du bon diamètre et de la bonne longueur. D'abord, essayer
d'extraire ces deux goupilles en poussant manuellement avec le chasse goupille.
La plupart du temps, les goupilles viennent alors sans problème. Si elles sont un peu
dur à extraire, utiliser un marteau pour frapper la tête du chasse goupille.
Bien mémoriser l'emplacement de chacune de ces goupilles et leur sens de
démontage ; ils faudra inverser l'opération au remontage.
Vous noterez sur la photo ci-dessus, que le marteau de percussion est bien à l'armé (il
ne dépasse pratiquement pas du bloc de détente).
Maintenant que le bloc de détente est enlevé, vous pouvez extraire la goupille d'arrêt de
la culasse ou 'bolt stop pin'. C'est un préalable pour enlever ensuite la culasse.
Utiliser pour cela un chasse goupille du bon diamètre et de la bonne longueur.
Essayer manuellement; mais dans la plupart des cas, il faudra utiliser un marteau pour
l'extraire.
Au remontage, vous pourrez avantageusement remplacer cette goupille en acier par
une goupille en polyuréthane qui ménagera nettement mieux votre boîtier et votre
culasse.
Pour enlever puis remettre ou remplacer le canon, vous avez besoin d'une clé allen au
pas américain de 5/32 '' pour dévisser les deux vis qui assure le serrage du bloc en V
sur le boîtier de culasse.
C'est ce bloc en V qui assure le serrage du canon sur le le boîtier de culasse.
Une fois les deux vis hexa. enlevé, le bloc en V se retire facilement.
Vous pouvez maintenant retirer le canon; suivant les boîtiers de culasse, cela peut aller
du facile au très dur. S'il ne vient pas, ne forcer pas et surtout n'appliquer pas une force
de rotation au canon, le boîtier de culasse étant bloqué. En effet, l'extracteur de la
culasse positionné dans l'encoche du canon empêche toute rotation.
Pour les cas difficiles, je vous propose de procéder comme conseillé ci-dessous.
Bloquer le canon dans un étau avec des mors en bois dur (pas d'essai de serrage, car
les parois du boîtier de culasse en aluminium sont minces).
-
Mettez la culasse en retrait avec un bout de papier de chiffon ou de bois afin que
l'extracteur ne soit plus positionné dans l'encoche du canon.
-
Tourner lentement le boîtier de culasse en appliquant une force de traction vers
l'arrière. Cela marche à tous les coups.
-
Mais attention, restez toujours bien dans l'axe du canon, pour ne pas détériorer le
boîtier de culasse ; il est en aluminium.
Remarques
-
Un montage serré du canon n'est pas un mal, car il réduit au minimum les jeux et les
vibrations.
-
Certains canons sont même 'overbore' pour permettre un montage serré du canon
sur le boîtier de culasse. Ces canons se montent alors par rotation lente du boîtier,
une fois le canon bloqué à l'étau, l'encoche d'extracteur assurant alors l'enlèvement
de la matière nécessaire au positionnement du canon.
Nous allons maintenant nous attaquer à l'enlèvement de la culasse.
Tenant le boîtier de culasse, comme montré sur la photo ci-dessus, avec le pouce
tenant en arrière le levier d'armement (la culasse doit être amenée en buté du talon de
boîtier de culasse), avec l'index de l'autre main sur la cuvette de la culasse, tirer la
culasse en la basculant d'avant en arrière.
Relâcher doucement le levier d'arment. Vous pouvez maintenant extraire par la fenêtre
d'éjection
Voilà le démontage succinct est terminée. Pour le remontage, vous ne devrez pas avoir
de problème.
Vous disposez maintenant de suffisamment de connaissances pour assurer la
maintenance et réaliser les améliorations possibles que nous allons traiter dans le
chapitre suivant.
Les améliorations conseillés par 2ACO
(maj 06/2011)
Remarques
Ce chapitre est en évolution constante. N'hésitez donc pas, à consulter régulièrement ce
dossier, pour avoir les dernières informations sur les derniers produits 'custom' pour la
Ruger 10/22.
Le bloc détente
C'est la première pièce à remplacer. En effet, c'est le point faible de la Ruger 10/22.
Détente lourde et un peu traînante; fixation dans le boîtier un peu trop 'flottante'
préjudiciable à une bonne précision.
Quatre blocs de détente sont disponibles sur le marché, le Volquartsen, le Volquartsen
modifié par Hornet, le Hornet et enfin le Kid.
Le bloc Volquartsen TG2000
C'est le bloc de référence pour le remplacement. Il a un excellent rapport qualité /prix. Il
est réglable à plusieurs niveaux. Mais nous déconseillons de toucher aux réglages
d'origine qui sont excellents. C'est une détente directe parfaitement adaptée à un semi-
automatique. Elle est nette, et ne gratte pas.
Le bloc KID
C'est le meilleur bloc du marché. Mais aussi le plus cher. Des réglages et un qualité de
fabrication qui peut transformer votre petite carabine en machine de compétition, en
particulier pour le BR50. Mais une telle détente, n'a de sens que si vous appliquer la
totale des 'upgrades' possibles à votre 10/22. Orienté tir match, c'est le bloc qui offre
d'origine le poids de détente le plus faible. Mais pour des questions de sécurité
évidente, c'est de base une détente à bossette (d'ailleurs effaçable par réglage), dont
réservé au tir de compétition. Le tir rapide avec ce bloc détente n'est pas l'idéal. Autre
point, les réglages, nombreux, sont délicats à réaliser, donc nécessite une bonne
maîtrise.
La fixation du bloc détente
'En cours de rédaction'
Le buffer arrêtoir de culasse
C'est d'origine, une goupille en acier, arrêtant la culasse, lors de son recul provoqué par
l'ignition de la poudre. Cette goupille évite à l'arrière de la culasse de taper contre le
talon du boîtier en aluminium. Ce choc de la culasse contre cette goupille est à l'origine
de vibrations préjudiciables à la précision et d'autre part, fragilise le boîtier, surtout dans
le cas de tir intensif.
Les américains se sont penchés sur la question et proposent en remplacement des
goupilles en polyuréthane qui résolvent les deux inconvénients de la goupille en acier
d'origine.
Plusieurs offres existent. Nous en commercialisons la majorité. Ils sont tous excellents.
Comme le comparatif entre ces différents modèles de buffer est difficile à réaliser, je
conseillerai de prendre les buffers de Volquartsen, qui est le leader mondial dans le
custom des Ruger. Un choix de sécurité.
Petite remarque : certains m'ont déjà fait la remarque comme quoi le prix de cette petite
pièce en 'plastique' leur paraissaient élevé. En fait ce n'est pas un simple bout de
plastique et sa composition est assez complexe .... ; d'où le prix ; CQFD.
La crosse
'En cours de rédaction'
Le canon
'En cours de rédaction'
Les chargeurs
'En cours de rédaction'
Les embases lunette
'En cours de rédaction'
Eclaté de la Ruger 10/22 Standard
ATTENTION
Les conseils fournies sont données uniquement à titre indicatif.
L´auteur dégage totalement sa responsabilité quant à l´usage, correct ou non, qui est ou serait fait des informations fournies ci-dessus.